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Sélection de journalistes, version allemande

Bon, vive Twitter - j’ai pu demander à des journalistes de Berlin (ZDF) pour m’éclairer un peu sur
a) comment et par qui sont choisi les journalistes qui accompagnent ministres et chancelière lors de ses voyages?
b) qui peut venir poser des questions à la Bundespressekonferenz?
c) le nombre “limité” (25) des journalistes qui ont pu accompagner Macron au Mali, est-il “petit”?

Réponses:
a) Le ministère / la chancellerie invite une rédaction, qui envoie un journaliste de son (la rédaction) choix. Ce n’est donc pas le gouvernement qui choisit le / les journalistes
b) Tout journaliste professionnel et exerçant ce métier à temps plein peut venir poser des questions au gouvernement à la Bundespressekonferenz. Il n’y a pas d’invitations. En fait (#funfact), la Bundespressekonferenz est une association de... journalistes (!) et le gouvernement y n’est qu’un invité (!) (mais parfis les ministres et aussi la chancellerie font des conférences de presse chez eux, je ne sais pas comment cela marche en détail)
c) 25 journalistet pour un déplacement est un nombre élevé (donc pas du tout petit), mais justifiable pour un chef d’état

Détails, pour les germanophones, voici.

 

Wer wählt eigentlich Journalisten auf Regierungsreisen aus?

Macron und sein Kabinett möchten auf Reisen nicht mehr von Politik-Journalisten, sondern je nach Reise-Thema von Fachjournalisten begleitet werden - Bildung, Verteidigung, etc. pp. Er möchte auch zahlenmäßig reduzieren, um näher am Bürger bzw. mit dem Bürger zu kommunizieren.

Nunja. Ich finde die Idee nicht unbedingt dumm, aber auch nicht ungefährlich (Wünsche äußern ist OK, auch die Zahl zu deckeln ist nicht per se schlecht, aber konkrete Namen zu bestimmen ist einer Demokratie unwürdig). Und ich frage mich grade: Wie und von wem werden eigentlich die Journalisten ausgewählt, die das Kabinett Merkel auf Reisen begleiten?

Le gouvernement Macron, sa communication, et la liberté de la presse en France

Explications de l’Elysée sur leur décision de ‘choisir’ les journalistes pour chaque déplacement: via @MarianneleMag.
Convainquant. pic.twitter.com/tkAXJxr6QU

— Doc (@DrHaijin) May 18, 2017

Hmmm... je ne sais toujours pas ce que j’en pense.. Je comprends l’idée, je ne la trouve pas forcément mauvaise, mais il reste un point de principe: il n’appartient pas aux politiques de choisir les journalistes, point.

Cela dit, un autre point passe bien inaperçu: La faiblesse de la liberté de la presse en France. Hormis la situation légale, qui n’est pas satisfaisante, il y a un souci politique à se faire: Les deux seuls candidats à la présentielle qui n’ont pas régulièrement attaqué les médias, c’étaient Hamon et Macron.

Autrement dit: Il n’y a plus grand monde, dans l’univers politique de France, pour critiquer de manière crédible ce que Macron fait. La presse a peu d’alliés - la loi ne la protège pas assez, la politique s’en fiche.

Il n’y reste plus grand monde pour défendre sa liberté.

Ca vaut combien, la liberté et le progrès?

Je me suis parfois posé la question ce que ça vaut, tous les acquis sociaux et démocratiques des 70 dernières années : la liberté de presse, l’indépendance de la justice, les droits de l’homme, la société tolérante et ouverte. Vous aussi ?

Ben, cette semaine, j’en ai eu une réponse. D’un retraité que j’ai rencontré à Strasbourg. Il m’expliquait qu’il allait voter blanc au deuxième tour. Pourquoi ? Parce que il ne profitera pas de l’exonération de la taxe d’habitation que Macron prévoit pour les 80 % des ménages les moins aisés (sa retraite est trop haute), mais il devra payer plus de CSG (1,7 % de plus, pour la même raison).

Voilà. La valeur de ces libertés, elle se laisse donc facilement chiffrer: moins de 35 €, déductibles des impôts.

A la recherche de l 'ultralibéralisme'

Constat: On dénonce régulièrement le programme de Macron comme étant “ultralibéral”.

Ou exactement, dans son programme, se trouve-t-il, cet “ultralibéralisme”? Je l’ai lu, je ne le trouve pas.

Toute indication concrète est de bienvenue. Merci.